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L’association de la masse grasse, et sa distribution, avec la densité minérale osseuse chez les patients ayant une polyarthrite rhumatoïde

La densité minérale osseuse (DMO) et la masse corporelle (MC) sont étroitement liées. La masse maigre (MM) et la masse grasse (MG) représentent environ 95 % de la masse corporelle [1]. Notre objectif était d’examiner l’association entre la masse grasse et sa distribution avec la densité minérale oss...

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Published in:Revue du rhumatisme (Ed. française : 1993) 2020-12, Vol.87, p.A136-A136
Main Authors: Lamkhanat, O., Azzouzi, H., Ichchou, L.
Format: Article
Language:fre
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Description
Summary:La densité minérale osseuse (DMO) et la masse corporelle (MC) sont étroitement liées. La masse maigre (MM) et la masse grasse (MG) représentent environ 95 % de la masse corporelle [1]. Notre objectif était d’examiner l’association entre la masse grasse et sa distribution avec la densité minérale osseuse fémorale et du rachis lombaire chez nos patients avec polyarthrite rhumatoïde (PR). Nous avons réalisé une étude transversale durant l’année 2019 sur des patients ayant une polyarthrite rhumatoïde suivis au sein de notre département. Les données cliniques, la DMO du rachis lombaire, la DMO du col fémoral, la masse grasse corporelle (MGC), la masse grasse androïde (MGA), la masse grasse gynoïde (MGG) et la masse grasse viscérale étaient mesurées par l’absorptiométrie à rayons X à double énergie (HorizonW DXA system, Hologic®). Les résultats du bilan biologique ont été collectés. L’analyse statistique comprenait une étude descriptive et des régressions linéaires en utilisant le logiciel SPSS 20. Nous avons inclus 73 patients PR avec une moyenne d’âge de 52,7±11,7 ans et une moyenne d’indice de masse corporelle de 26,6±5,8kg/m2. Leur moyenne d’activité de la maladie (DAS28-CRP) était de 2,6±0,94 et leur moyenne du score de retentissement fonctionnel (Health Assessment Questionnaire) était de 1,14±0,78. La régression linéaire univariée a objectivé une association significative entre la DMO du fémur avec la MGC (p=0,001, bêta=0,36, IC à 95 % [0,000003–0,00001]), la MGG (p=0,001, bêta=0,38, IC à 95 % [0,000005–0,000088]) et la MGA (p=0,01, bêta=0,29, IC à 95 % [0,00001–0,00008]). Cependant, aucune association n’a été trouvée entre la DMO du fémur et la MGV. La DMO du rachis lombaire était aussi associée à la MGC (p=0,0002, bêta=0,41, IC à 95 % [0,000003–0,000011]), la MGA (p=0,001, bêta=0,38, IC à 95 % [0,000025–0,000094]), la MGG (p=0,000018, bêta=0,47, IC à 95 % [0,00003–0,00007]) et la MGV (p=0,01, bêta=0,28, IC à 95 % [0,000027–0,000251]). En régression linéaire multiple, nous avons observé une association significative entre la MGG et la DMO du fémur (p=0,02, bêta=0,38, IC à 95 % [0,000005–0,000088]) ainsi que la DMO du rachis lombaire (p=0,01, bêta=0,85, IC à 95 % [0,000022–0,000168]), après ajustement sur la MGC, la MGA et la MGV. Le résultat de notre étude confirme partiellement les études précédentes en montrant l’effet positif de la masse grasse gynoïde sur la densité minérale osseuse du rachis lombaire et du fémur.
ISSN:1169-8330
DOI:10.1016/j.rhum.2020.10.238